mai 13, 2014

RITA n°8 : Icônes Américaines / Iconos Americanos / Icones Americanos / American Icons

RITA lance un appel à communication pour son huitième numéro intitulé  « Icônes Américaines »
Vous trouverez en pièce jointe l’appel en quatre langues: français, espagnol, portugais et anglais.
Nous recevrons vos propositions de contribution (une page) jusqu’au 30 juin à l’adresse revue.rita@gmail.com Les auteur.e.s sélectionné.e.s seront informé.e.s début août et devront fournir leur article au début du mois d’octobre 2014. Le Comité de lecture évaluera ensuite leur texte qui pourra être refusé ou accepté avec ou sans modifications. Le numéro 8 sera publié au printemps  2015.


RITA accueille des articles hors thématique au sein de trois rubriques: Regards, Notes de recherche et Résumés de mémoire et/ou de thèse.
Les propositions doivent être rédigées en une page Word. Les auteur.e.s y présenteront la problématique de leur article, leur méthodologie et les arguments de leur démonstration. Les auteur.e.s joindront cinq à six mots-clés ainsi qu’une courte bibliographie (sauf pour la section Regards) qui peut se trouver sur un fichier annexe. Enfin, les auteur.e.s indiqueront clairement leur nom, leur affiliation, leur statut et la rubrique choisie pour leur article.
Nous rappelons que les articles doivent être inédits et non soumis simultanément à d’autres revues.
Icones américaines CfP FR

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La revista RITA los invita a participar a su octavo número: « Iconos americanos »
Encontraran, en el archivo adjunto, el llamado a participar.

Recibiremos sus propuestas de contribución (una página) hasta el 30 de junio a la dirección revue.rita@gmail.com Los autores y las autoras seleccionado(a)s serán informado(a)s a principios del mes de agosto y deberán entregar su artículo a inicios de octubre de 2014. El Comité de lectura evaluará los textos que podrán ser rechazados o aceptados con o sin modificaciones. El número 8 será publicado durante el segundo trimestre de 2015.

RITA recibe también artículos no temáticos en sus tres espacios : Miradas (Regards), Notas de investigación (Notes de recherche) y Resumen de tesís de maestría o doctorado (Résumés de mémoire et/ou de thèse).

Las propuestas deben ser redactadas en una página Word. Los autores y las autoras presentaran la problemática de su artículo, la metodología y los argumentos de su demostración. Elles y ellas pondrán cinco o seis palabras clave y una corta bibliografía (salvo para la sección « Miradas ») que podrán poner en un archivo anexo. Por fin, los autores y las autoras indicaran claramente su nombre, su afiliación, su estatus, y la sección que habrán escogido para su artículo.
Les recordamos que los artículos deben ser inéditos y no sometidos simultáneamente a otras revistas.
Iconos americanos CfP ESP

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O comitê de redação da RITA esta preparando o oitavo número da revista dedicado à « Icones americanos »
Segue anexo a chamada a comunicação relativo a este número.

Receberemos propostas de contribuição (uma página) até o dia 30 de junho, no seguinte endereço: revue.rita@gmail.com . Os(as) autor(a)s selecionado(a)s serão informado(a)s no início de agosto e o artigos completos deverão ser entregues até inicio de otobro. O Comitê de Leitura avaliará seu texto que poderá então ser aceito ou não, com ou sem modificações. O número 8 será publicado na primavera de 2015.

RITA aceita também artigos fora da temática, reunidos em 3 rubricas: Olhares sobre as Américas, Notas de pesquisa e Resumos de dissertação de mestrado e/ou tese de doutorado.

As propostas devem ser redigidas em uma página do Word. Os(as) autores(as) devem expor suas problemáticas, metodologia e argumentos de sua demonstração. Os(as) autores(as) devem também inserir 5-6 palavras-chave e uma breve bibliografia (exceto para seção « Olhares »), que pode ser encaminhada em um arquivo anexo. Finalmente, devem informar seu(s) nome(s) completo(s), sua filiação institucional, sua última titulação e a categoria selecionada para o seu artigo.

Lembramos que todos os artigos devem ser inéditos e não podem estar submetidos à avaliação simultânea em outras revistas.
Icones americanos CfP PORT

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The Editorial Board of RITA invites you to participate for its eighth issue dedicated to « American Icons »
You will as attached file the call in English.

Please send your proposals (one page) until the 30th of June to revue.rita@gmail.com Selected authors will be informed at the beginning of August and will have to provide their article in the first days of October 2014. The Reading Committee will then evaluate the text: it might be accepted or refused, with or without modifications. The 8th issue will be released by spring 2015.

RITA also welcomes off-topic articles for the Free Field part of the review, composed of the three following sections: Sights on the Americas, Research Notes and Dissertation/PhD Summaries.

Proposals must be submitted in one Word page. The author(s) will clarify the problematic of their paper, their methodology and the arguments of their demonstration. We also expect the candidates to provide a short bibliography (except for Sights section) and five to six keywords. Finally, the author(s) will indicate clearly their names, affiliation, status and chosen section.

We recall that all papers must be original and not currently assessed by another journal.
American Icons CfP EN

mai 13, 2014

Séminaire « Afrique : citoyenneté, violence et politique », intervention de M. Mike Mc Govern (15 mai, Paris)

Nous vous informons de la conférence présentée par M. Mike Mc Govern le jeudi 15 mai à 16h30 au CERI (affiche jointe)
Mc Govern

mai 13, 2014

REMINDER : EADI General Conferences (23-26 June 2014, Bonn)

Since 1975, each of the triennial conferences have focused on themes of topical interest, and assembled over 500 participants.

14th EADI General Conference: Call for expressions of interest

On 23-26 June 2014 the European Association of Development Research and Training Institutes (EADI) will host its triennial General Conference in Bonn, Germany.

The conference is entitled: Responsible Development in a Polycentric World: Inequality, Citizenship and the Middle Classes

For further information on the conference topic, registration and the working group sessions please take a look at the conference website http://www.gc2014.org .

mai 13, 2014

Débat sur la Colombie & soirée Amérique Latine/Caraibes – (22 mai, Paris)

SOIREE-DEBAT AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBE
Vers une résolution du conflit en Colombie ?
Quel rôle et place MdM peut-il  assumer dans ce chemin vers la paix.

En Colombie, le conflit armé interne qui dure depuis plus de 50 ans est à l’origine d’une grave crise humanitaire qui a fait plus de 5 millions de victimes. Durant ces années, le profil de ce conflit violent s’est transformé.  Le développement du para-militarisme, du narcotrafic et des bandes criminelles a affecté profondément le contexte socio-économico-politique et sécuritaire du pays.

En novembre 2012, des négociations de paix ont débuté à la Havane entre le gouvernement et la guérilla des FARC-EP, laissant penser qu’une réelle avancée vers la fin du conflit est possible.

Aujourd’hui, l’attention de la communauté internationale comme du gouvernement colombien se focalise sur le suivi de ces négociations et les perspectives de paix alors que les combats se poursuivent et que l’attention devrait également être portée à la situation humanitaire.

Dans ce contexte mouvant, Médecins du Monde, acteur humanitaire engagé depuis plusieurs années auprès des populations piégées par le conflit s’inquiète de l’oubli dans lequel pourraient sombrer ces populations.

Ce débat propose une réflexion sur les possibles scénarios à moyen et long terme et le rôle que pourrait y tenir MdM. Comment peut-on s’y préparer ? Peut-on apprendre d’autres expériences ?

Trois intervenants sont invités à échanger et dialoguer autour de ces questions :
Luisa Fernanda
Reyes Quezada, politologue et sociologue, Conseillère auprès de l’Ambassade de Norvège pour les questions politiques et humanitaires, travaille en assistance à la table de négociations entre les FARC et le gouvernement colombien à la Havane.
Sergio Arboledo Casallas, sociologue, historien et journaliste. Il a travaillé comme analyste politique pour les Nations Unies en Colombie et travaille actuellement comme analyste politique à l’Ambassade de Suède à Bogota.
Joël Weiler, Responsable de la cellule Urgences de Médecins du Monde.
Et à partir de 21h30 ….

EMPANADAS, RON Y MUSICA LATINA *CON EL GRUPO ONDA CUBANA Une contribution financière sera demandée aux participants
DEBAT COLOMBIE 22 MAI 2014

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DISCUSSION EVENING ON LATIN AMERICA AND CARAIBE
Towards a resolution of the Colombian conflict: What role and place MdM can take in this path to peace?

Colombia’s internal armed conflict that has lasted over 50 years is causing a humanitarian crisis that has claimed more than 5 million victims. During these years, the profile of this violent conflict has changed. The development of paramilitaries, drug trafficking and criminal gangs deeply affected the country in all levels of social, economic, political and land security situation.

In November 2012 at Havana, peace talks began between the government and the FARC – EP, suggesting that real progress towards the end of the conflict was possible.

Today, the attention of the international community and the Colombian government is focused on the monitoring of these negotiations and the prospects for peace while fighting continues; that attention should also be for the humanitarian situation.

In this changing environment, Médecins du Monde as humanitarian actor working for several years in the country, is concerned about the oblivion of victims.

This debate reflects on possible scenarios for medium and long term and the role that could hold MdM, How can we prepare our actions and responses? Can we learn from other experiences?

Two speakers are invited to exchange and dialogue around these questions:
Luisa Fernanda Reyes Quezada, former policy analyst for the United Nations in Colombia
Sergio Arboledo Casallas, former policy analyst for the United Nations in Colombia
Joel Weiler, Head of Emergencies cell – Médecins du Monde.

And then, from 21:30 you can taste:
EMPANADAS, RON AND LATIN MUSIC * WITH GRUPO ONDA CUBANA * A financial contribution will be required

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NOCHE Y DEBATE SOBRE AMÉRICA LATINA Y EL CARIBE
¿Hacia una resolución del conflicto colombiano?
¿Cuál es el papel que MDM debe asumir en éste camino hacia la paz?

Desde hace 50 años  el conflicto armado interno en Colombia ha causado una grave crisis humanitaria en la cual más de 5 millones de víctimas se han visto afectadas. Durante estos años, el rostro del conflicto se ha transformado a causa de la intervención de diversos actores, desde paramilitares, carteles de narcotráfico y bandas del crimen organizado, que han modificado profundamente el contexto social, económico y político del país, en particular, afectando el clima de seguridad de la sociedad en su conjunto.

Con el inicio de las negociaciones de paz en noviembre de 2012 en la ciudad de La Habana, el gobierno y los miembros de las FARC y EP dieron aliento al anhelado fin del conflicto.

Sin embargo, la situación humanitaria en medio de los combates que aun continúan ha sido desatendida por la comunidad internacional y el propio gobierno colombiano, quienes se muestran mayormente interesados en el seguimiento y perspectivas de un posible acuerdo de paz.

Por ello, MDM como actor humanitario comprometido con los afectados del conflicto, no puede sumarse al olvido de las víctimas.

Con tal fin, este debate es una propuesta para reflexionar los posibles escenarios a medio y largo plazo que pueden desarrollarse en la zona, a fin de concebir cuál será el rol de MDM, estar conscientes de los retos próximos y cómo podemos prepararnos en vistas de nuestras experiencias en el conflicto.

Los conferencistas invitados para dialogar e intercambiar ideas sobre la temática son:
Luisa Fernanda
Reyes Quezada, politóloga y socióloga, Consejera de la Embajada de Noruega en política y asuntos humanitarios. Actualmente participa en apoyo en la mesa de negociaciones entre las FARC y el gobierno colombiano en La Habana, Cuba.
Sergio Arboledo Casallas, sociólogo, historiador y periodista. Se ha desempeñado como analista político de Naciones Unidas en Colombia, y ahora labora como analista político en la Embajada de Suecia en Bogotá, Colombia.
Joël Weiler, Responsable de la unidad de Urgencias de Médicos del Mundo.

Y posteriormente, desde las 21h30 podrán degustar….

EMPANADAS, RON Y MUSICA LATINA *CON EL GRUPO ONDA CUBANA * Una contribución será solicitada a los participantes
DEBATE COLOMBIA 22 MAYO 2014

mai 13, 2014

Séminaire ENS La « jeunesse », catégorie de gouvernement et catégorie de mobilisation dans les favelas de Rio de Janeiro. (14 mai, Paris)

Séminaire « Modes de gouvernement et pratiques économiques ordinaires : approche comparative »
Mercredi 14 mai de 16 h à 18 h 30
ENS, campus Jourdan, salle F, 48 bd Jourdan, Paris 14e

Patricia Lânes, doctorante de l’Université fédérale fluminense, Rio de Janeiro
La « jeunesse », catégorie de gouvernement et catégorie de mobilisation dans les favelas de Rio de Janeiro

Résumé de sa thèse: Jeunesse et favela : pratiques et trajectoires militantes à Rio de Janeiro
L’objectif de mon projet de thèse est d’étudier des pratiques et des trajectoires militantes des habitants des favelas de Rio de Janeiro où sont implantées des ONGs et des projets d’intervention. Un des enjeux est de comprendre comment  les catégories jeune/ jeunesse sont intégrées à leurs stratégies militantes, en lien avec le fait que de nombreux projets sont basés sur ces catégories, qui contribuent à définir les logiques du travail social dans ces localités.
Mon point de départ est constitué par deux manifestations qui  ont eu lieu dans les favelas de Borel et Alemão en décembre 2012 contre les actions violentes et arbitraires de policiers : un « couvre-feu » mis en place à Borel et le meurtre d’un jeune homme chez-lui à Alemão. Ces deux manifestations, “Ocupa Borel” et “Ocupa Alemão » (inspirées de « Occupy Wall Street ») apparaissent comme des moments de pérennisation des pratiques et de rapports qui avaient déjà été en partie constitués afin de caractériser ces acteurs et leurs pratiques.

Il s’agira donc d’analyser les formes d’organisation et les répertoires d’engagement, et plus particulièrement les rapports qui émergent entre pratiques locales, politiques gouvernementales et action des ONGs dans ces quartiers autour de les catégories « jeunes/jeunesse ».

 

La prochaine séance : 28 mai : Marcos Otavio Bezerra (Université fédérale fluminense, RIo de Janeiro) :  Un nouveau mode de gouvernement ? Grands projets industriels, appartenance locale et gestion de l’accès à l’emploi dans l’Etat de Rio de Janeiro .

 

mai 13, 2014

Appel à candidature – UFMG-L´Embassade de France au Brésil Date limite 30 mai 2014

Appel à candidature : Programme 2014 « Chaire française à l’UFMG »

L’Université Fédérale de Minas Gerais (UFMG) en partenariat avec le L’Ambassade de France au Brésil lancent le premier programme de chaires pour professeurs ou chercheurs d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche français dans l’Etat de Minas Gerais.

Les projets devront être envoyés avant le 30 Mai 2014 aux responsables des relations internationales de l’université d’accueil et au Service de Coopération et d’Action culturelle – SCAC- de l’Ambassade de France au Brésil, pour Minas Gerais.

Pour l’UFMG, Professeur Fábio Alves : gab@dri.ufmg.br
Pour le SCAC Minas Gerais, Karla Amorim : sec.scac@gmail.com

Le comité de pilotage informera les candidats des résultats de la sélection avant le 16 juin 2014. Le comité de pilotage est souverain dans ses décisions qui ne seront sujet à aucun recours et les candidats soumettant un projet reconnaissent avoir pris connaissance et approuver les conditions du présent appel à candidatures, y compris l’annexe 2 donnant les conditions du séjour au Brésil.

 

Pour en savoir voir le site du Consultat général de France à Rio de Janeiro

Télécharger le dossier complet en français ou portugais

mai 13, 2014

Parution : J-F. Bayart « Retour sur les Printemps arabes »

« Retour sur les Printemps arabes » qui est désormais disponible, outre en français, en anglais et en italien.

. « Retour sur les Printemps arabes », Sociétés politiques comparées , 35, 2013, pp. 1-25. http://www.fasopo.org/reasopo/n35/art_n35.pdf
. « Another look at the Arab Springs », Sociétés politiques comparées , 35, 2013, pp. 1-34. http://www.fasopo.org/reasopo/n35/art_n35_eng.pdf
. « Ancora sulle primavera arabe », Nuvole , 12 avril 2014 http://www.nuvole.it/wp/?p=737

La revue Politique africaine en publiera une version remaniée et abrégée dans l’une de ses prochaines livraisons.

mai 13, 2014

Colloque « Figures du bénéficiaire dans l’action humanitaire » 19-20 juin

Colloque « Figure(s) du bénéficiaire dans l’action humanitaire : 1970-2030 » ICEE – Etudes européennes – Université Paris 3 Sorbonne Paris Cité
& Action Contre la Faim
19-20 juin 2014
Université Paris 3 Sorbonne Paris Cité
13, rue de Santeuil – 75231 Paris Cedex 05 – Amphithéâtre D 03
Métro Censier-Daubenton (ligne 7)
Contacts : thomasribemont@hotmail.com / aurelien.evrard@univ-paris3.fr

Programme

Jeudi 19 juin 2014
9h15-10h00 : Accueil des participants
10h00-10h45 : Ouverture du colloque
› Présentation du colloque – Thomas Ribémont (CERAL – Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité – chercheur associé à l’ICEE de l’Université Paris 3 & au CEPEL de l’Université de Montpellier 1)
› Mots de bienvenue :
· Carle Bonafous-Murat (Administrateur provisoire, Vice-Président de la Commission de la recherche – Université Paris 3 – Sorbonne Paris Cité)
· Christine Manigand (Directrice de l’ICEE – Université Paris 3 – Sorbonne Paris Cité)
· Mike Penrose (Directeur Général d’Action Contre la Faim)

10h45-12h30 : Séance plénière
∙ Présidence : Laetitia Atlani-Duault (A nthropologue, Directeur de recherche IRD, UMR 912 & Visiting Professor, City University of New York / Hunter-College)
› Communications :
· « Pour un nouveau modèle humanitaire à la croisée du développement : quelle place pour le bénéficiaire et la société civile ? » – Stéphanie Rivoal (Présidente d’Action Contre la Faim)
· Discussion
· « Bénéficiaire, patient, client ? Comment MSF interagit avec les populations » – Caroline Abu Sa’da (Head of the Research Unit (MSF))
· Discussion

12h30-14h00 : Déjeuner

14h00-16h30 : Ateliers
Atelier 1 : Migrants, réfugiés, bénéficiaires
∙ Président : Stéphanie Rivoal (Présidente d’Action Contre la Faim)
∙ Discutant : Michel Galy (ILERI – Paris)
› Communications :
· « Quand le civil à protéger devient un migrant indésirable. Mouvements de populations et action humanitaire » – Caroline Abu Sa’da (Head of the Research Unit (MSF)
· Discussion
· « Au-delà du « bénéficiaire » : « la vraie image du réfugié » » – Alice Corbet ( Docteur en anthropologie Centre d’études Africaines (CEAf), EHESS Paris) [Présentation du texte par Thomas Ribémont]
· Discussion
· « Aider les Etats et/ou protéger les migrants ? Construction d’une doxa alternative sur les enjeux migratoires internationaux » – Antoine Pécoud (Professeur de sociologie, Université de Paris 13)
· Discussion

Atelier 2 : Les bénéficiaires : co-constructeurs de sens, co-constructeurs de l’action humanitaire ?
∙ Présidence : Christine Manigand (Directrice de l’ICEE – Université Paris 3 Sorbonne Paris Cité)
∙ Discutants : Athanase Karayenga (Institut Isangi) ; Sihem Djebbi (Chargée de conférence en science politique à l’Université Paris 13 (Master « Coopération internationale et ONG ») et à l’Université de Sienne et de Londres-Kingston (Master commun « Human rights and genocide studies »))
› Communications :
· « Patient/bénéficiaire et psychologue engagé dans l’humanitaire : quelle rencontre possible ? » – Cécile Bizouerne (Psychologue référente secteur santé mentale et pratiques de soins d’Action Contre la Faim)
· Discussion
· « Du statut de bénéficiaire à celui de co-constructeur des projets d’aide : rôle des acteurs locaux dans la formulation des besoins humanitaires » – Mathilde Allain ( Centre Emile Durkheim de l’IEP de Bordeaux – rattachée à l’Institut Français des Etudes Andines en Colombie)
· Discussion
· « Ethique de la recherche dans le champ humanitaire : de l’importance de la relation avec les bénéficiaires » – Myriam Ait-Aissa (Responsable recherche d’Action Contre la Faim)
· Discussion

17h-18h45 : Cocktail (Salle Bourjac : 17, rue de la Sorbonne 75005 Paris)

Vendredi 20 juin 2014
9h30-10h00 : Accueil des participants
10h00-12h00 : Séance plénière
∙ Présidence : Thomas Ribémont (CERAL – Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité – chercheur associé à l’ICEE de l’Université Paris 3 & au CEPEL de l’Université de Montpellier 1)
› Communications :
· « Normes, standards, certification : qui sont les réels « bénéficiaires » des processus de standardisation de l’aide humanitaire ? » » – Philippe Ryfman (Professeur et chercheur associé honoraire au Département de Science Politique de la Sorbonne-UFR 11 Science Politique) et au CESSP-Sorbonne)
· Discussion
· « Les destinataires de l’aide sont-ils des bénéficiaires ? Enjeux politiques et sociaux de la redevabilité des ONG humanitaires » – Marc-Antoine Pérouse de Montclos (Professeur des Universités Institut français de géopolitique Université Paris 8)
· Discussion
· « Du corps au Sujet : métamorphose politique du « bénéficiaire » en Afrique de l’Ouest » – Michel Galy (ILERI – Paris)

12h00-13h30 : Déjeuner
13h30-16h : Ateliers
Atelier 1 : L’Etat comme bénéficiaire ?
∙ Présidence : Philippe Ryfman (Professeur et chercheur associé honoraire au Département de Science Politique de la Sorbonne – UFR 11 Science Politique) et au CESSP-Sorbonne)
∙ Discutants : Laetitia Atlani-Duault ((A nthropologue, Directeur de recherche IRD, UMR 912 & Visiting Professor, City University of New York / Hunter-College) ; Ioana Kornett (Directrice scientifique et technique d’Action Contre la Faim)
› Communications :
· « Le ministère de la santé, nouveau bénéficiaire ? » – Anne-Dominique Israel (Réfèrent du secteur nutrition santé d’Action Contre la Faim) ; Eric de Monval (Directeur régional des opérations Corne de l’Afrique d’Action Contre la Faim)
· Discussion
· « L’État afghan, bénéficiaire du ‘’renforcement des compétences’’ ( capacity building ) » – Giulia Scalettaris (PhD Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain – Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales)
· Discussion
· « Ethnographie des modes d’extraversion de l’aide humanitaire par l’Etat éthiopien. Etude de cas sur le ciblage de l’aide alimentaire (2002-2004) » – François Enten ( Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales )
· Discussion

Atelier 2 : Déconstruire ou reconstruire l’image des bénéficiaires ?
∙ Présidence : Daniel Mouchard (Professeur de science politique – Université Paris 3)
∙ Discutant : Vincent Taillandier (Directeur des opérations d’Action Contre la Faim)
› Communications :
· « Aide humanitaire d’urgence. De la multiplicité des Bénéficiaires » [intervention en visioconférence] – Jean-Marie Stratigos (chercheur associé, Programme Humanitaire, Développement, Aide internationale, FMSH)
· Discussion
· «  » Imagined beneficiares . Le bénéficiaire comme figure invocative » » – Roger Persichino (Directeur des opérations PU-AMI – Pour le service Missions de Première Urgence – Aide Médicale Internationale)
· Discussion
· « L’aide humanitaire dans les urgences complexes : déconstruction critique de la figure du « bon bénéficiaire » – Sihem Djebbi (Chargée de conférence en science politique à l’Université Paris 13 (Master « Coopération internationale et ONG ») et à l’Université de Sienne et de Londres-Kingston (Master commun « Human rights and genocide studies ») ; Doctorante en science politique des Relations Internationales à l’IEP de Paris, affiliée au CERI-CNRS et à l’IRSEM)
· Discussion
· « Pour une approche anthropologique de l’image du bénéficiaire » – Bruno David (Directeur de la communication d’Action Contre la Faim France et Président de Communication sans frontières)

16h00-16h30 : Pause
16h30-17h00 : Clôture du colloque
Bulletin d’inscription

mai 13, 2014

Projection débat: Anthropologues sur le terrain (26 mai, Paris)

Projection-débat organisée par la Direction de l’audiovisuel de l’EHESS et la Société française d’anthropologie visuelle (SFAV)
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Les méthodes de terrain face à la diversité des cultures et/ou des situations
Présentation de deux expériences chez les Yanomami du Venezuela et chez les Baruya de Papouasie-Nouvelle Guinée

A Man called « Bee »
Réalisation : Timothy Asch (cinéaste) & Napoléon Chagnon (anthropologue), 1970-1975, chez les Yanomami (Venezuela)  40′

To Find the Baruya Story
Réalisation: Alison & Marek Jablonko (anthropologue & cinéaste) sur Maurice Godelier (anthropologue), 1969-1982, chez les Baruya, (Papouasie Nouvelle Guinée), 61′

Ces deux films abordent une question peu traitée par le cinéma, celle de l’expérience de terrain, conduite pendant plusieurs années, de façon continue ou par intermittence. Napoléon Chagnon, américain du Nord, a travaillé comme « observateur participant » chez les Yanomami d’Amérique du Sud en étudiant les faits de langue et certaines structures sociales. Quand à Maurice Godelier, anthropologue français, issu d’une génération influencée un temps par les analyses marxistes, porte son regard sur les questions économiques telles qu’elles sont exprimées dans la société des Baruya de Papouasie. A travers ces deux expériences, différents modes de relation aux autres se dessinent…
Projection

Les projections seront suivies d’un débat animé par Colette Piault, Présidente de la SFAV, anthropologue et cinéaste, Directrice de recherche (hon.) au CNRS.

Direction de l’audiovisuel de l’EHESS
105 bd Raspail
01 53 63 51 59
75006 Paris

http://www.ehess.fr/audiovisuel <http://www.ehess.fr/audiovisuel>
https://twitter.com/Docaudiovisuel <https://twitter.com/Docaudiovisuel>
vidéothèque numérique de l’EHESS <http://www.canal-u.tv/producteurs/ehess>

mai 13, 2014

AAC Professionnels du droit en Afrique – Revue Politique africaine

Ci-dessous (et en pièce jointe) un appel à contributions pour un dossier thématique de la revue Politique africaine sur les professionnels du droit
en Afrique, prévu pour juin 2015.
Date limite pour la réception des propositions : 13 juin 2014.

Appel à contributions pour Politique africaine – mai 2014

Professionnels du droit et pratiques juridiques sur le continent africain : Héritages coloniaux et dynamiques d’internationalisation
Dossier coordonné par Sara Dezalay (Goethe Universität) et George H. Karekwaivanane (Cambridge University)

Au cours des dernières décennies, les mobilisations du droit dans les pratiques politiques contemporaines des États africains se sont accrues de
manière spectaculaire. Portés par des évolutions politiques internes autant que des dynamiques internationales, le tournant démocratique et la
promotion de la « société civile » ont contribué à transformer le politique tout en renforçant l’importance du droit en tant que ressource de
contestation et de légitimité dans des luttes politiques et sociales, notamment via la multiplication d’organisations non gouvernementales (ONG)
spécialisées dans la défense des droits (Comaroff & Comaroff, 2006).
Cependant, la majorité des travaux consacrés à ce « tournant vers le droit » de l’après-Guerre froide a tendance à déconnecter ces transformations
globales à la fois de leurs ancrages locaux ainsi que des processus historiques plus longs de formation de l’État dans lesquelles elles s’inscrivent. Surtout, le rôle joué par les juristes dans ces processus – et la transformation corrélative des professions juridiques – reste en grande partie un point aveugle. S’il existe une littérature riche sur les professions juridiques en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique latine et plus récemment en Asie du Sud-Est, les professionnels du droit sur le continent africain et leurs contributions à la formation de l’État et à ces transformations contemporaines ont été largement ignorés par la recherche (hormis quelques exceptions : Gobe, 2013; Halliday, Karpik et Feeley 2012).
Ce dossier thématique de Politique africaine vise à apporter un éclairage sur les rôles joués par les professions juridiques dans les dynamiques de
formation de l’État ainsi que dans ces transformations contemporaines du politique sur le continent africain. Deux dimensions retiennent
particulièrement notre attention. Il s’agit, d’une part, de l’historicité des professions juridiques et notamment du poids des héritages coloniaux
dans leur structuration. Mettre en lumière le rôle des professions juridiques dans la formation de l’État et certaines transformations
contemporaines du politique implique, d’autre part, de les étudier à l’aune de deux dynamiques : celle des espaces de pouvoir nationaux – politiques,
sociaux, économiques – dans lesquels elles se sont structurées, ainsi que de certaines dynamiques externes actuelles – promotion de l’État de droit,
poursuites pénales internationales, etc. –, contribuant à transformer les pratiques et institutions juridiques et leurs rapports au politique.
Les travaux récents consacrés au rôle du droit dans les politiques impériales ont souligné la spécificité des contextes africains ainsi que
les variations entre les différents systèmes juridiques coloniaux (par ex. Ibhawoh 2013; Benton 2002; 2013). Ils ont également ouvert une
interrogation quant à l’impact de l’ordre colonial sur la structure des systèmes, institutions et professions juridiques dans l’Afrique
postcoloniale. L’instrumentalisation du droit et des institutions juridiques à des fins politiques, y compris de violence, dans certains
contextes souligne en particulier l’incidence de ces héritages sur les rapports entre droit et politique et, partant, entre juristes et pouvoir.
Ces pratiques de « lawfare » (Comaroff, 2001) mettent notamment en exergue les enjeux spécifiques de la professionnalisation et de l’autonomie
juridiques dans des contextes autoritaires et/ou d’effondrement de l’État de droit. Par ailleurs, certaines dynamiques actuelles de globalisation du
droit – y compris le rôle croissant des tribunaux pénaux internationaux et la criminalisation des violences d’État et armées – s’accompagnent d’une
prolifération d’arènes et leviers de contestation du pouvoir (Sikkink, 2011). Comment ces dynamiques d’internationalisation sont-elles articulées
aux héritages laissés par l’ordre juridique colonial (Dezalay & Garth, 2010) et avec quels effets sur le rôle des juristes dans ces processus ?
Ces dynamiques sont-elles, en retour, affectées par l’évolution des pays africains en tant que sociétés plus ou moins extraverties (Bayart, 1999) ?
Ce dossier vise à explorer de telles questions en portant la focale sur les juristes et professionnels du droit et leurs divers rôles en tant qu’intermédiaires, courtiers internationaux ou encore entrepreneurs de normes. Son objectif est de contribuer à une analyse comparative des professions juridiques sur le continent africain et ce sur la base d’approches disciplinaires multiples (droit, histoire, anthropologie, sociologie politique et relations internationales). Étant donnée l’importance accordée dans la littérature existante aux anciennes colonies britanniques, les analyses consacrées aux anciennes colonies françaises, portugaises ou encore belges semblent particulièrement opportunes. Des méthodologies et échelles d’analyse variées sont également bienvenues, y compris des études de cas consacrées à des pays ou des institutions donnés, ou encore des analyses de processus de diffusion transnationale de normes, d’agents, de pratiques professionnelles ou d’institutions.

Nous proposons quatre axes qui demeurent largement ouverts et en grande partie imbriqués :
(1) les héritages coloniaux et leurs effets contemporains sur la structure des professions juridiques ;
(2) le rôle des juristes dans la diffusion de dynamiques actuelles de globalisation du droit et l’impact de celles-ci sur les secteurs et pratiques juridiques sur le continent ;
(3) l’évolution historique des professions juridiques, et
(4) les rapports entre juristes, sociétés et dynamiques de contestation du pouvoir.

1. Le premier axe s’intéresse à l’impact des héritages coloniaux sur la structure des professions juridiques et, plus largement, aux rôles joués
par les juristes dans la trajectoire contemporaine des États africains. Malgré l’importance centrale des juristes en tant qu’ « interprètes
autorisés » du droit et intermédiaires dans les politiques coloniales, leurs spécificités en tant qu’agents de l’État et professionnels ont été
peu explorées dans la littérature historique et anthropologique. Il semble utile de renouveler ces travaux et d’élargir leur focale analytique en
engageant un dialogue avec la littérature consacrée plus largement au droit dans l’Afrique coloniale et contemporaine. Il serait opportun pour cela de
contribuer à une analyse empirique systématique des différents régimes coloniaux africains et de leurs rapports à a) la structure des champs
juridiques et b) au rôle des juristes dans la construction et la contestation de l’État et de sa légitimité. Y a–t-il une corrélation entre
les différents pouvoirs coloniaux (français, britannique, belge ou encore portugais) et la structuration des espaces juridiques des post-colonies ?
Par ailleurs, quel a été l’impact de la nature du pouvoir colonial et de ses transformations sur la structure des ordres et professions juridiques ?
Quels ont été les effets des spécificités des systèmes juridiques coloniaux sur la trajectoire postcoloniale des États africains ? Les professions
juridiques ont-elles vu leurs rôles redéfinis par rapport au politique et à l’égard des sociétés ? Si oui, comment ces glissements ont-ils été opérés
et légitimés ?

2. Le deuxième axe met l’accent sur le rôle des juristes et la transformation des pratiques, institutions et systèmes juridiques dans
certains processus actuels de « juridicisation », en particulier la diffusion au niveau local de processus de globalisation du droit. La
promotion de l’État de droit et de la démocratie comme lingua franca de la « bonne gouvernance » depuis les années 1990 ou encore les dynamiques
actuelles de criminalisation des violences d’État et armées via la Cour pénale internationale sont autant d’exemples d’une juridicisation du politique entendue comme déplacement vers le droit d’enjeux et de luttes politiques et sociaux. Les nombreux travaux consacrés notamment à la diffusion de nouvelles normes globales contribuent cependant largement à un double point aveugle que cet axe invite à combler. Peu de travaux étudient, par exemple, l’impact sur les professions et systèmes juridiques africains de l’incorporation du droit pénal international au niveau national et des
procédures de poursuites pour crimes internationaux  (voir Nouwen, 2013, pour une exception). Les travaux portant sur les poursuites pénales
internationales elles-mêmes, notamment via une ethnographie de procès, pourraient être bienvenues afin de contribuer à une compréhension des
effets politiques, sociaux et juridiques, au niveau local, des récits judiciaires produits par ces arènes pénales. Surtout, cet axe entend souligner que la compréhension de ces processus de juridicisation implique d’étudier le rôle des juristes, notamment via l’ouverture d’espaces de pratiques et d’expertises juridiques nouveaux. Les thèmes et travaux empiriques pouvant participer de cet axe restent largement ouverts. Par exemple, la nouvelle « ruée vers l’Afrique » dans la compétition globale pour les minerais et autres ressources naturelles s’est accompagnée de la multiplication d’arènes juridiques, et particulièrement l’arbitrage, pour gérer les différents commerciaux. Quel est l’impact de cette dynamique sur les professions juridiques ? Surtout, comment ces dynamiques concurrentes de globalisation du droit – droit pénal international et arbitrage commercial – sont-elles articulées ?

3. Troisièmement, la littérature sur les professions (y compris les professions juridiques) a dépassé de manière opportune les apories d’une perspective fonctionnaliste et de l’apologie des « vertus des communautés professionnelles ». Certains travaux récents ont ainsi souligné
l’historicité des professions juridiques et leur structuration sous l’effet des rapports de force politiques, économiques et savants participant de la
construction et de la légitimation du pouvoir (Gobe, 2013 ; Dezalay & Garth, 2011 ; voir également Bourdieu, 2012). Certaines recherches
consacrées particulièrement à d’anciennes colonies francophones ont aussi souligné les transformations de l’« international » en tant que ressource
pour contester le pouvoir (Siméant, 2013) et l’impact de processus d’internationalisation et de professionnalisation sur des professions et institutions juridiques modelées par un héritage colonial et postcolonial de « lawfare » (Dezalay, 2013). Plusieurs pistes d’analyse peuvent être ainsi ouvertes, en s’attachant par exemple à  l’évolution des professions juridiques et de leur structuration dans différents contextes coloniaux et postcoloniaux ; aux transformations de l’éducation juridique ; ou encore à l’impact de dynamiques de juridicisation globales sur les professions et institutions juridiques.

4. Notre quatrième axe porte sur la nature des interactions entre juristes et sociétés et leur impact politique et socio-culturel. Pour rendre compte
de la tendance croissante du recours au droit, au niveau individuel ou collectif, pour exprimer et porter des revendications sociales et politiques, il paraît opportun de s’intéresser aux rapports entre les juristes et leurs clientèles, et plus largement avec la société. En considérant les juristes en tant qu’intermédiaires de « traduction » (Merry, 2006) – à la fois diffuseurs de concepts et interprètes – plusieurs pistes empiriques peuvent être ouvertes pour étudier ces interactions entre juristes et société. Comment les professions juridiques sont-elles perçues ? Quelles ont été leurs stratégies de « traduction » ? Avec quelles limites ? Les juristes ont-ils contribué à des projets politiques et culturels spécifiques et à quelles fins ? Cet axe vise aussi à explorer les relations entre juristes, « mouvements sociaux » et dynamiques protestataires (Agrikoliansky, 2010). Par exemple, quel a été le rôle des juristes dans les révolutions des « printemps arabes », en Afrique du Nord, et avec quelles répercussions en Afrique subsaharienne ? Par ailleurs, au-delà d’une opposition entre « démocraties » et régimes « autoritaires » (Abel, 1998), quels sont les facteurs, opportunités et capacités permettant à des mouvements sociaux de « saisir le droit » ?

Calendrier

Les propositions de contribution (une page) sont à envoyer aux coordinateurs, Sara Dezalay (sara.dezalay@gmail.com) et George H.
Karekwaivanane (ghk22@cam.ac.uk), d’ici le 13 juin 2014. Les articles retenus (d’ici le 2 juillet 2014) devront être remis aux coordinateurs au
plus tard le 30 octobre 2014 pour évaluation par la rédaction de la revue. Date de publication du dossier, composé des articles acceptés par la
rédaction : juin 2015.

Références citées

R. Abel, « Speaking law to power. Occasions for cause lawyering », in A. Sarat, S.-A. Scheingold (dir.), Cause Lawyering. Political Commitments and
Professional Responsibilities, Oxford, Oxford University Press, 1998.
E. Agrikoliansky, « Les usages protestataires du droit », in E. Agrikoliansky et al., Penser les mouvements sociaux, Paris, La Découverte «
Recherches », 2010, p. 225-243.
J.-F. Bayart, « L’Afrique dans le monde : une histoire d’extraversion », Critique internationale, n° 5, 1999, p. 97-120.
L. Benton et R. Ross (dir.), Legal pluralism and Empires, 1500-1850, New York, New York University Press, 2013.
L. Benton, Law and colonial cultures. Legal regimes in World history, 1400-1900, Cambridge, Cambridge University Press, 2002.
P. Bourdieu, Sur l’État. Cours au Collège de France (1989-1992), Paris, Le Seuil, 2012.
J. Comaroff et J. Comaroff (dir.), Law and Disorder in the Postcolony, Chicago, University of Chicago Press, 2006.
J. L. Comaroff, « Colonialism, Culture, and the Law: A Foreword », Law and Social Inquiry, vol. 26, n° 2, printemps 2001, p. 305-314.
S. Dezalay, « Between lawfare and extraversion. The structuration of the legal field in Burundi under the prism of the articulation between
international and national markets of legal expertise », Atelier de travail ‘Professions juridiques et leur internationalisation dans les dispositifs
de paix’, Programme IRENE sur les professionnels internationaux de la paix, Institut des Sciences sociales du Politique – CNRS / Université Paris Ouest Nanterre, décembre 2013.
Y. Dezalay and B. G. Garth, Asian Legal Revivals: Lawyers in the Shadow of Empire, Chicago, University of Chicago Press, 2010.
Y. Dezalay and B. G. Garth, « State Politics and Legal Markets », Comparative Sociology, 10, 2011, p. 38–66.
E. Gobe, Les avocats en Tunisie de la colonisation à la révolution (1883-2011). Sociohistoire d’une profession politique, Paris,
IRMC-Karthala, 2013.
T. Halliday, L. Karpik, M. M. feeley (dir.), Fates of Political Liberalism in the British Post-Colony. The Politics of the Legal Complex, Cambridge,
Cambridge University Press, 2012.
B. Ibhawoh, Imperial Justice. Africans in Empire’s Court, Oxford, Oxford University Press, 2013.
S.E. Merry, « Transnational Human Rights and Local Activism: mapping the middle », American Anthropologist vol. 108, n°1, 2006, p.  38-51.
S. Nouwen, Complementarity in the Line of Fire. The Catalysing Effect of the International Criminal Court in Uganda and Sudan, Cambridge University Press, 2014.
K. Sikkink, The justice cascade: how human rights prosecutions are changing world politics, The Norton Series in World Politics, 2011.
J. Siméant, « Committing to Internationalisation: Careers of African Participants at the World Social Forum », Social Movement Studies, vol. 12,
n° 3, 2013, p. 245-263.

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