Édition spéciale 8 mars – Gresea

la lettre d’information du Gresea – 8 mars 2022.

ÉDITION SPÉCIALE 8 MARS
Sommaire :
Analyse
Aux racines du « travail gratuit »
La « grève des femmes / grève féministe » du 8 mars 2019
Le capitalisme patriarcal au centre de la « syndémie »
Le salaire ménager, une revendication datée pour un débat d’actualité Multiples frontières pour les femmes.
Le cas de la frontière franco-italienneL’aide à domicile à Bruxelles : être femme et migrante dans un métier peu valorisé Travailleuses migrantes et transformations du marché de l’emploi
De la colonisation au colonialismeCovid-19 et confinement.
Quelles conséquences pour les prostitué.e.s ? 
Une nouvelle vague féministe en quête « d’un destin imprévu du monde »*
Inégalités salariales entre femmes et hommes

Gresea Echos
Migrantes dans le capitalisme racial et patriarcalClasse, sexe et raceEntreprises récupérées en Argentine ; l’exemple Brukman : l’usine aux usineuses…et aux usineurs ! 

Publication
Femmes et migration Vol. 2 : La mobilité des femmes dans la mondialisationJournal des Sans Papiers #11. Femmes des MigrationsFemmes et migration vol.1 : « Travailleuses sans-papiers dans la mondialisation »

AnalysesAux racines du « travail gratuit »

Ce 8 mars, des milliers de femmes de différents pays du monde font la grève du travail non rémunéré, des études, de la consommation et du travail rémunéré. En questionnant la division sexuelle du travail, elles nous rappellent que le travail ne se limite pas au salariat. Un postulat qui fait écho à une généalogie des luttes féministes dont cet article vise à mettre en débat deux apports majeurs, ceux du mouvement féministe du « salaire au travail ménager » et ceux du féminisme communautaire d’Abaya Yala*. (…)Lire la suiteLa « grève des femmes / grève féministe » du 8 mars 2019

Ce 8 mars 2022, des milliers des femmes* participeront à la sixième grève internationale féministe. En Belgique, c’est la quatrième année qu’une grève vise non seulement les lieux de travail rémunéré, mais aussi tout le travail gratuit et invisible des femmes. C’est pourquoi, le 8 mars est une journée de grève du travail non rémunéré, des études, de la consommation et du travail rémunéré. Dans cet article Natalia Hirtz, Charlotte Casier et Mathilde Retout, expliquent l’origine de cette grève en Belgique, ses (…)Lire la suiteLe capitalisme patriarcal au centre de la « syndémie »

Le 26 octobre, la politologue américaine, Joan Tronto, est venue en Belgique pour se voir attribuer le titre de Docteure Honoris Causa par le secteur des sciences humaines de l’UCLouvain. Tronto a redéfini la notion du care, permettant de l’étendre de la sphère domestique à la sphère publique.
Cette analyse propose une mise en discussion des études féministes (notamment de Silvia Federici, Amaia Pérez Orozco, Carole Gilligan et Joan Tronto) pour penser la pandémie actuelle.
Un an et demi après (…)
Lire la suiteLe salaire ménager, une revendication datée pour un débat d’actualité 

Fondé en 1972, le collectif international du salaire au travail ménager était un réseau féministe qui, loin de se limiter à rendre visible le travail domestique, cherchait à mettre en avant sa centralité. Dans une époque où la plupart des courants féministes postulaient la libération des femmes par leur entrée sur le marché de l’emploi, ces féministes ne voyaient dans cette revendication, en vogue dans un contexte de demande croissante de main-d’œuvre féminine, qu’une différence de tactique au sein d’une (…)Lire la suiteMultiples frontières pour les femmes. Le cas de la frontière franco-italienne

Le « neutre » au masculin est considéré suffisamment légitime pour représenter tous les migrants. Or, la question de la représentation est liée aux rapports de pouvoir. Quelles sont les conséquences de cette invisibilité des femmes ? À partir de l’exemple des Alpes-Maritimes, cet article analyse la multiplicité de la migration féminine et les effets sociaux de la criminalisation des demandeuses d’asile. Depuis la décision européenne de suspendre les accords de Schengen en 2015, la mobilité des (…)Lire la suiteL’aide à domicile à Bruxelles : être femme et migrante dans un métier peu valorisé 

Malgré les tentatives des institutions publiques de valoriser et professionnaliser le travail d’aide à domicile aux personnes âgées*, les conditions de travail précaires et la mauvaise réputation de ce métier persistent, tant dans le secteur formel que dans le secteur informel. Les dernières réformes publiques et la privatisation croissante des services ont des conséquences négatives pour les travailleuses, en particulier celles employées dans les sociétés privées, qui, d’une part, sont soumises à de (…)Lire la suiteTravailleuses migrantes et transformations du marché de l’emploi

Les femmes ont toujours migré. Mais ces deux dernières décennies, elles sont plus nombreuses que par le passé à migrer seules à la recherche d’un emploi. Elles se retrouvent le plus souvent dans le secteur du travail dit reproductif, particulièrement dans celui des services à la personne. Quel est le rapport entre le travail des migrantes et les transformations du marché de l’emploi tout au long de ces quarante dernières années ?
Dans les années 1990, de nombreuses féministes commencent à parler de « (…)
Lire la suiteDe la colonisation au colonialisme

Le colonialisme a imposé une division internationale du travail caractérisée par une surexploitation des travailleur.euse.s des colonies. Dans ce même mouvement, il a agi en créant de nouvelles divisions sociales et sexuelles du travail, tout en produisant des catégories hiérarchisées en termes de nationalité, de classe, de « race » et de genre. Comment ces divisions ont-elles été imposées et comment opèrent-elles dans l’actualité forgeant des « vies jetables », forcées à quitter leur terre natale à la (…)Lire la suiteCovid-19 et confinement. Quelles conséquences pour les prostitué.e.s ? 

Plus d’un an après le scandale médiatique concernant la traite des femmes nigérianes en Belgique et de la grève des prostituées du quartier des « carrées », cette problématique réémerge (marginalement) sur la scène publique, mais cette fois-ci sans les femmes. À la différence de la mobilisation de 2018, les femmes du quartier Nord ne sont plus dans la rue. Où sont-elles confinées ?
Dessin d’Alicia Motta Mower
À partir du 13 mars, les arrêtés communaux ont été suivis partout en Belgique en ordonnant la (…)
Lire la suiteUne nouvelle vague féministe en quête « d’un destin imprévu du monde »*

Une nouvelle vague féministe traverse les frontières séparant les secteurs professionnels, les lieux de travail, la production et la reproduction, le personnel et le politique, les pays et les régions. Née des combats locaux, elle commence à prendre un caractère international le 8 mars 2017, lorsque des organisatrices d’une trentaine de pays ont lancé la première grève internationale féministe. Nourri tant de l’expérience des luttes historiques des femmes comme du combat anticapitaliste, écologiste, (…)Lire la suiteInégalités salariales entre femmes et hommes
Le 8 mars dernier, l’une des revendications de la première grève des femmes en Belgique portait sur l’égalité salariale. En effet, 53 ans après la grève historique des femmes de la FN (Herstal), l’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 7,6 % en salaire horaire et de 20,6 % en salaire annuel. Quelle a été l’évolution historique de ces inégalités en Belgique et comment expliquer les écarts actuels ?
Si les femmes ont toujours travaillé, la distinction entre travail salarié (c’est-à-dire, du (…)Lire la suite

Gresea Echos
Migrantes dans le capitalisme racial et patriarcal
En analysant le continuum historique de l’intersectionnalité des oppressions infligées hier, par les colonisations, aujourd’hui, par le colonialisme, ce nouveau numéro aborde la manière dont les politiques migratoires des puissances économiques contribuent à sauvegarder une division internationale du travail imposée par le capitalisme racial et patriarcal. Une réflexion nécessaire à une convergence des luttes pour l’émancipation de toutes et de tous.
Un mode de vie uniforme au service des oppressions (…)Lire la suiteClasse, sexe et race

Le meurtre de Semira Adamu avait révélé au grand public l’importance des droits des femmes en matière d’asile. Vingt ans plus tard, les autorités belges ne reconnaissent toujours pas les violences de genre dans les procédures d’asile. Hier comme aujourd’hui, les femmes prolétarisées des anciennes colonies restent les principales victimes des violences structurelles et des inégalités. Mais, comme l’était Semira, elles sont également des résistantes. C’est l’histoire de femmes, au cœur du combat contre le (…)Lire la suiteEntreprises récupérées en Argentine ; l’exemple Brukman : l’usine aux usineuses…et aux usineurs ! 

L’entreprise est un sport de combat
En 2012, dans son livre vert sur la gestion des restructurations d’entreprise, la Commission européenne recommandait ceci : « Les entreprises doivent être capables de s’adapter à la mondialisation de la production et de répondre à l’enjeu de compétitivité. Tout obstacle à un tel ajustement pourrait, à long terme, nuire à la compétitivité et à l’emploi ». Par obstacle, il faut entendre celui d’un État qui voudrait s’opposer à la liquidation d’une entreprise ou celui de (…)Lire la suite

Publication
Femmes et migration Vol. 2 : La mobilité des femmes dans la mondialisation
Ce support s’adresse tout particulièrement aux formateurs et formatrices, mais aussi à toutes les personnes soucieuses des problématiques concernant les migrantes au centre d’un enchevêtrement complexe de relations construites sur base des rapports sociaux de sexe, de race et de classe.
Quel est le lien entre capitalisme, colonisation, mondialisation, sexisme, racisme et migration ? Quels sont les impacts sur la mobilité des femmes des anciennes colonies ? Ce deuxième volume de Femmes et (…)Lire la suiteJournal des Sans Papiers #11. Femmes des Migrations

Le 11e numéro du Journal des Sans Papiers est consacré aux femmes des migrations. Notre collègue, Natalia Hirtz, a contribué à ce numéro avec l’écriture de deux articles : « Les femmes migrantes dans l’historiographie de la Belgique » et « La grève des prostituées ».
Le JSP (Journal des Sans Papiers) est né de l’initiative de plusieurs personnes sans papiers issues des divers collectifs organisés en Belgique francophone (formant ainsi La Coordination des Sans Papiers de Belgique –https://sanspapiers.be/). (…)
Lire la suiteFemmes et migration vol.1 : « Travailleuses sans-papiers dans la mondialisation »

Ce support pédagogique vise à renforcer les outils analytiques des associations, des organisations syndicales et des militant.e.s, pour la défense et la promotion des droits sociaux pour toutes et pour tous.
Ce support s’adresse plus particulièrement aux formateurs et formatrices du monde associatif et syndical, mais aussi à toutes les personnes soucieuses des problématiques concernant les travailleuses migrantes, au centre d’un enchevêtrement complexe de relations construites sur base des rapports (…)Lire la suite